Aux marches numériques du Palais des Nations/Chroniques onusiennes

 

Ces chroniques onusiennes ont été réalisées pour La Lettre hebdomadaire du Journal de Genève et Gazette de Lausanne en 2007 et 2008 

                                                                                                                                                                       

  • “Ne parlez pas aux bloggers!” ou De la fracture numérique au sein de la Maison de Verre…

 
La Grande Aventure virtuelle fait des victimes insoupçonnées.Sur la Toile de nos Temps numériques – Toile bien réelle transcendant clivages générationnels, culturels, socio-économiques comme  politiques – l’Organisation des Nations Unies serait-elle menacée par le bigbang médiatique provoqué par les TIC? A l’heure d’Une Presse sans Gutenberg, des lézardes fissurent les  fragiles baies vitrées  de
la Maison de Verre…
Fin de Partie à l’ONU? La déconnection de certaines réalités virtuelles pourrait bien se solder sur un douloureux réveil… Welcome dans le Troisième millénaire! Et je ne vous parle pas de SecondLife… Et autres joyeusetés…
Le Sommet sur la société de l’information, alors,  c’était juste pour faire « branché »? Je n’ose le penser…Otez, par pitié, cette furieuse idée de mon esprit … Qu’en disent-ils à New York City ?Blogging From and About The United Nations Organisation, serait-ce trop audacieux ? Trop moderne ? Et surtout trop peu contrôlable…

Alors que l’AGEFI nous annonce  le « retour en grâce de l’ONU », l’Organisation – avec un Grand O – manifeste quelque difficulté à pénétrer la nouvelle réalité de notre ère digitale. Pour la Palme de la fracture numérique lémanique  sont donc nominés… Sans tapis rouge… Juste des tapis de … Souris… Sans fil, c’est mieux, non? Wifi, on dit… « ON ne parle pas aux bloggers », ont pourtant entendu mes deux oreilles à l’écoute du murmure du Palais des Nations… Tiens donc… V’là du neuf… Le siège européen des Nations Unies cultiverait-il volontiers les charmes désuets et discrets d’un autre temps, celui de
la SDN ? 

 Les idées nouvelles ne sont pourtant pas nécessairement hérétiques…

Bloguement Vôtre, 

Citizenclo, la WebVigieDeNosDiplomaties…

  • Donnez-nous notre riz quotidien!

Le paon du Palais des Nations n’a pas manqué de crier, par deux fois, ma foi, le 29 avril dernier, lorsque la Salle des Assemblées pleine à craquer s’est enfin vidée après deux heures de débat. Un cri qui semblait saluer la performance du patron de l’ONU.

 
Premier exercice du genre pour un Secrétaire Général venu donner à Genève sa lecture inaugurale. Et pour tout dire, plutôt bien que mal. Un nouveau raout du “Machin” gaullien dans sa version branchée de « démocratie participative ». Avec un credo que l’on aurait pu croire calviniste : humilité, exemplarité, frugalité, le Secrétaire Général a martelé.

Quand, au buffet du monde, le riz se vend désormais à la tasse… Ce sont surtout les femmes qui la tendent, cette tasse. 70% des pauvres de notre pauvre planète sont des femmes, a rappelé une des oratrices du jour, notre ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey.

Ce qu’on appelait autrefois tout simplement une FAMINE s’est transformé en « crise alimentaire » tant il est vrai que de nos jours, on manie l’euphémisme à la louche. Or la vérité, c’est que de nouvelles émeutes de la faim se préparent et pourraient bien gagner d’autres terrains, peut-être même plus près de chez nous que l’on oserait l’imaginer…

A ces premiers “Rendez-vous mondiaux de Genève”, les modérateurs de la TSR, la RSR et la Tribune de Genève, parties prenantes de l’événement, ont relayé des questions posées sur les sites web par leurs internautes respectifs. Et Ban Ki Moon de rappeler aux quidams comme aux gouvernants l’urgence d’une action. Autre expression en vogue, reprise par le Sud-Coréen, celle de « Food business distorsion » qui veut bien  dire ce qu’elle veut dire.

Pour clore cette journée d’action contre la faim dans le monde, les organisateurs ont fini par dire leur reconnaissance à un grand groupe de presse de la place, pour son appui. Merci, Saint Patron des médias romands…

Claudine Girod/Palais des Nations

 

                                                                                                                                  

  •  « Global », vous avez dit « global »?  

Un début juillet en fanfare, au siège européen des Nations Unies, où ont défilé chefs d’Etat, fonctionnaires internationaux et chefs d’entreprises réunis au chevet de l’économie mondiale – « globalisée », selon le vocable idoine. Ce sont ainsi près d’un millier de participants qui se sont pressés au grand raout du « Global Compact Leaders Summit », initiative lancée en 2000 par Kofi Annan.

En tête des invités remarqués à Genève, l’actuel secrétaire général de l’ONU, le Sud-Coréen Ban Ki Moon; le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner; mais aussi le patron de Coca Cola Nevill Isidell, des représentants de Nokia, IBM, Fedex ou encore General Motors. 

Deux jours de sommet pour une « Déclaration » fondée sur dix principes clés autour d’un fil rouge: renforcer la responsabilité des entreprises en matière de droits de l’homme, de protection de l’environnement et de lutte contre la corruption. Ce, au nom d’un « nouvel esprit » afin de promouvoir le « rôle sociétal du business » et contribuer aux fameux « Objectifs du Millénaire » de réduction de la pauvreté.  

Mais, à l’heure où les puissants de ce monde réunis au pays de l’horloge fleurie planchaient sur cette « globalisation du global », dans la salle des pas perdus du Palais des Nations, à quelques mètres de là, s’affichaient sur des ordinateurs alignés et bien esseulés le timide message suivant: « Apologies: Internet Access Not Available » (Nos excuses: accès internet indisponible ».) 

Va pour le Global Compact… Quant à un « Global Contact », il semble bien devoir attendre… 

Claudine Girod/Palais Des Nations/Genève

                                                                                                                                                                      

  • La grippe aviaire s’arrête-t-elle aux frontières de la Chine?

L’Assemblée mondiale de la Santé  s’est  terminée samedi 24 mai 2008 à Genève. Sur quel bilan, telle est  la question  que l’on devrait se poser. Face aux menaces qui pèsent partout sur la santé, face à la remise en question du droit aux soins de qualité – en témoigne la votation du 1er juin dans notre bonne Helvétie… à laquelle le peuple suisse devrait heureusement répondre par  un refus massif Le libre choix de son médecin ne relève-t-il pas pourtant de la première des libertés individuelles ? Parfois pour certains, c’est même une question de vie ou de mort.

Face au business  de la santé, le quidam reste bien souvent hélas cantonné au rôle de victime des pratiques du lobby médico-pharmaceutique. Une réunion qui rassemble des délégués du monde entier pour se pencher sur les défis à relever en matière de santé publique, voici une démarche que l’on ne peut qu’applaudir. Seul petit hic : l’ostracisme que la communauté internationale applique à Formose depuis des décennies. Comme si la grippe aviaire et les autres virus s’arrêtaient aux frontières de la Chine continentale.  Les émissaires de Taipei ont beau chaque année s’évertuer à attirer l’attention sur les conséquences de cette situation  pour la santé mondiale, l’OMS – dirigée par une Chinoise, la Dr Margaret Chan, refuse toute entrée en matière sur une quelconque révision du statut de l’île.

La lettre du Président taïwanais Shen, le 11 avril 2007, n’y a rien changé. La doctrine onusienne ne souffre pas la remise en cause d’un monde hérité du 20e siècle qui, pourtant, appartient désormais au passé.  Une seule Chine, point barre. A l’ONU, on ne parle pas du dossier taïwanais ; et ce, encore moins aux bloggers  de service, perçus comme des menaces au sein du cénacle du siège européen des Nations Unies . Alors, voilà, reste à espérer que le virus H5N1 et ses acolytes aient la bonne idée de ne pas traverser la mer de Chine pour conquérir la Chine continentale et, depuis là, l’ensemble de l’Asie.

Certes, les Nations Unies pourront arguer du fait qu’existe une collaboration entre experts taïwanais de la santé et spécialistes de l’OMS. Il n’en demeure pas moins  que, sur ce dossier ultrasensible,  l’ONU fait preuve là aussi d’un déni de réalité géopolitique.

 Claudine Girod/Palais des Nations

                                                                                                                                                      

  • Le triste remake libanais
  • 

Deux ans après le châtiment collectif imposé par Tsahal au Pays du Cèdre,  le Liban semble à nouveau sur le point de sombrer dans la guerre civile. Au point que les diplomaties arabes réunies à Doha s’évertuent à trouver une issue à une crise sans qu’aucune lueur d’espoir ne vienne jusqu’ici éclaircir l’horizon levantin.
 
Si le Hezbollah a tenu tête à l’une des plus grandes armées du monde, comment ne pas comprendre qu’il dispose bien d’un réel soutien et d’une popularité croissante au sein de la population libanaise comme syrienne. Comment ne pas craindre que la paix armée arrachée de haute lutte l’été 2006 ne dégénère en conflit direct. Plusieurs signes le laissent hélas augurer.
 
Les Nations Unies, toujours en première ligne sur un terrain miné, ont ici aussi les mains liées et restent cantonnées à un rôle d’observateur.  La diplomatie française, autrefois décisive dans la région, ne brille guère par son discernement. Même si, après avoir bêtement, rompu ses relations diplomatiques avec Damas, Paris les a renouées dernièrement. La récente visite de G. W. Bush en Egypte ne montre aucun signe d’un quelconque infléchissement de la politique internationale menée par Washington.  

 
Faut-il enfin désespérer des Libanais, plus divisés que jamais? La Suisse du Proche-Orient n’est plus que l’ombre d’elle-même… Toujours sans présidence, un gouvernement paralysé depuis plusieurs mois, des côtes polluées, le Sud miné du pays miné par des tonnes de bombes à sous-munitions déversées pendant les derniers jours de la guerre de 2006, ravagé par plus de trente de guerre – larvée ou ouverte -, coincé géopolitiquement entre Damas et Téhéran…

Un basculement dans le camp démocrate de l’autre côté de l’Atlantique n’infléchirait hélas en rien la position américaine sur ces dossiers. Et sans le soutien de Washington, tout commencement de progrès dans la région est voué à l’échec. Le mandat de la FINUL 2 reste impossible à tenir… Le Hezbollah n’est pas disposé à accepter d’être désarmé sans contre partie; on peut le comprendre.

Last but not least, le dossier palestinien dont dépend tout l’équilibre de la région, reste abandonné aux calendes grecques. Le Quartet est devenu aphone ; on abandonne Gaza, véritable prison à ciel ouvert, faut-il encore le rappeler…

On refuse de parler au Hamas– pourtant démocratiquement élu sous contrôle international… et ce faisant, on prend le grand risque de provoquer un enracinement de l’intégrisme islamiste et de faire des Territoires occupés un « Gazastan » où les filiales d’Al Qaida auront – si ce n’est déjà fait – toute latitude pour tirer profit des échecs de « l’impérialisme américain ».

On ne fait pourtant la paix qu’avec ses ennemis… Israël – qui fête son 60e anniversaire – veut-il encore vraiment la paix ou, deux ans après avoir été tenu en échec par une poIgnée de combattants du Hezbollah, continue-t-il de s’enfoncer dans un déni de réalité géopolitique. Le Hezbollah est-il vraiment le problème ou bien n’est-il que de la poudre aux yeux jetéE à l’opinion par une Administration Bush dont l’incompétence au Moyen-Orient est manifeste.

Claudine Girod/Palais des Nations
Reportage photos sur www.citizenclo.wordpress.com 

                                                                                                                                                                                  

  • De l’usage du tabac dans le monde diplomatique 

Par ces temps de chasse à ces fumeuses de sorcières, la lutte anti-tabac revêt parfois des atours fort peu engageants… De là à affirmer que fumer est devenu un acte politique, il n’y a qu’un pas que l’on pourrait bien allégrement franchir quand on souffre du manque de … nicotine…

Quand l’ostracisme touche les fumeurs au point qu’une entreprise française de conditionnement de poulets affirme sans vergogne à ses employés que s’ils veulent s’en griller une, ils n’ont plus qu’à demander l’asile nicotinique à leur véhicule privé…

Lorsque l’on efface les cigarettes à la bouche de nos grands hommes – sans parler des femmes – l’on peut tout de même s’interroger sur les mobiles et les modalités de la lutte anti-tabac…

Le tabac, cette plante dont Molière vante les vertus – certes dans la bouche de Sganarelle – dans Dom Juan, le tabac serait donc devenu LE fléau mondial…

Loin de moi l’idée de remettre en cause les dangers réels provoqués par un usage abusif et obscurantiste de ce produit nommé tabac… certes une drogue… comme bien d’autres, n’est-il pas ? Et convient-il de rappeler, fumer fait partie des droits du prisonnier selon les Conventions de Genève…

Pour la Journée Mondiale Sans Fumée, l’Organisation Mondiale de la Santé a lancé a propos une campagne de prévention basée sur une approche non stigmatisante des personnes dépendantes à la nicotine. Good idea ! Le slogan : « Pas de fumée à l’intérieur ». Ce, en présence de deux ambassadeurs musiciens repentis de la cigarette : Renaud, le chanteur populaire française devenu un « ayatollah de la cigarette » comme il se définit lui-même, et le Suisse Sarclo venu en compagnie de son fils.

Petit couac plein de sens en matière de communication néanmoins : Une faute de traduction sur les bracelets couleur bleu ciel portant le slogan, distribués généreusement à l’OMS. La version francophone du slogan de la lutte anti-tabac cette année a – bien malgré elle – pris des accents latins… pour se transformer en: « Pas de fumée à l’intériur »…

Obviously, la Francophonie n’est pas en pleine santé… A la Vôtre de santé et à votre prochaine visite sur SousLesPavésLaPage2007. En attendant, je file m’en griller une (sic !)… Ou je repars en Espagne où les lieux de vie collectifs affichent à l’entrée « Se permite fumar »…

Claudine Girod/Palais des Nations/Office européen des Nations Unies à Genève

 

Comments
  1. citizenclo says:

    PARIS (Reuters) – Pêcheurs, agriculteurs et routiers protestant contre la hausse du prix des carburants ont à nouveau bloqué mercredi en France dépôts de carburant et axes routiers.

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    Les actions de protestations lancées il y a une dizaine de jours par les pêcheurs sont de plus en plus relayées, dans les régions, par d’autres corporations.

    Face à la grogne persistance des pêcheurs, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, a rappelé les mesures annoncées ces derniers jours, notamment un “soutien social d’urgence” de 40 millions d’euros et l’accélération du plan de sauvegarde de la pêche annoncé en janvier.

    Ces mesures n’ont pas convaincu la majorité des pêcheurs, rejoints sur le terrain par des agriculteurs ou des routiers, de même que la proposition de Nicolas Sarkozy de verser le surplus de TVA aux ménages les plus modestes.

    Une centaine de jeunes agriculteurs ont ainsi bloqué mercredi matin un des dépôts de carburants les plus importants de la périphérie de Toulouse.

    A l’appel de la fédération des Jeunes Agriculteurs (JA) de Midi-Pyrénées, des adhérents de ce syndicat agricole ont pris position peu après 8h30 devant le principal accès routier du dépôt Total de Lespinasse, à une dizaine de kilomètres au nord de Toulouse.

    Dans l’après-midi, c’est le dépôt pétrolier de Fondeyre, dans la périphérie Nord-Ouest de Toulouse, qui a été bloqué à son tour.

    LES ROUTIERS MENACENT

    A Frontignan, dans l’Hérault, la cinquantaine de marin-pêcheurs, épaulés par des agriculteurs de cette région, qui avaient bloqué dans la matinée le terminal pétrolier de cette ville ont été dispersés par les forces de l’ordre en milieu d’après-midi.

    Cette opération a fait un blessé léger parmi les manifestants, a-t-on précisé de source policière.

    En fin d’après-midi, les mêmes manifestants ont installé un nouveau barrage aux abords du terminal.

    A Sète, toujours dans l’Hérault, une trentaine de marins-pêcheurs bloquent avec leurs bateaux les accès maritimes de ce port de commerce et de pêche depuis mardi soir.

    Dans la même région, une vingtaine de véhicules de marins-pêcheurs ont mené une opération escargot sur l’A9 en direction de l’Espagne.

    Les marins pêcheurs ont de nouveau bloqué les accès routiers aux dépôts pétroliers (DPS) de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, mais ils en ont été évacués quelques heures plus tard par la police.

    Ils ont également bloqué l’accès à la raffinerie Total de La Mède pendant deux heures avant de lever leur barrage.

    Une dizaine de bateaux sur la cinquantaine du port de pêche de La Rochelle (Charente-Maritime) ont repris la mer mercredi matin, selon Jean-Luc Jauffrais, vice-président du Comité local des pêches.

    “Un bateau est sorti hier soir, une petite dizaine ce matin. Les autres poursuivent la grève et attendent des décisions au niveau européen”, a-t-il dit à Reuters.

    A Arcachon (Gironde), quatre chalutiers obstruent toujours le port mais une vingtaine de bateaux d’ostréiculteurs sont venus également s’installer dans le port en signe de solidarité avec les pêcheurs et en raison des difficultés qui frappent leur profession avec une augmentation de 28% du prix des carburants en huit mois, selon un responsable.

    A Bordeaux, des transporteurs routiers ont organisé dans l’après-midi leur deuxième opération escargot de la journée sur la rocade de contournement de la ville.

    Environ 80 véhicules, des camions, autocars, fourgons et voitures ont circulé au ralenti dans le sens intérieur de la rocade à l’appel de l’Union nationale des organisations syndicales des transporteurs routiers et automobiles (Unostra) Aquitaine, provoquant de fortes perturbations.

    En début de matinée une cinquantaine de véhicules avaient mené la même opération mais cette fois l’Unostra avait été aidée par des agriculteurs de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).

    L’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) a menacé mardi d’engager des actions sur tout le territoire français si le gouvernement ne répond pas d’ici jeudi soir à ses revendications.

  2. NOTEETH says:

    GO RUE DES BAINS
    BUS 1

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